On y découvre la variété incroyable des représentations de Marie, de Jésus et des saints, véritables bijoux de pierre ou de bois hérités des siècles chrétiens. Pour nous en tenir au cycle marial, et sans m’attarder aujourd’hui aux moments douloureux de la Passion (Crucifixion de N-D du Loc en St-Avé (56), Descente de croix de N-D du Crann de Treffléan (56) ou glorieux de l’Ascension (La Houssaye, Pontivy (56), comment ne pas nous émerveiller devant ces statues de chêne, ces retables de granit, ces vitraux et ces fresques qui déploient une catéchèse lumineuse du mystère de l’Incarnation.
Marie, dans ces images, est toujours unie à son Fils : Mère de la Joie ou Mère de Douleur (comme dans ces deux statues superposées – Vierge à l’enfant et Piéta – de la chapelle St-Tugen, Primelin (29).
Les scènes de Noël sont fréquentes, touchantes
et parfois étonnantes :
• Nativité du retable en pierre polychome
du Temple-de-Haut, Limerzel (56) ;
• Vierge allaitante si charnelle de N-D de
Tréguron, Gouézec (29) ;
• les deux alcôves si connues où l’enfant
Jésus repose auprès de sa mère allongée
dans son lit : N-D du Guiaud, Lanrivain
(22) et surtout N-D du Yaudet (22) où les
rideaux et couvre-lit de dentelle offrent un
écrin familier à la colombe de l’Esprit Saint
qui volète au plafond ;
• l’Adoration des mages du vitrail de 1546
à N-D du Crann, Spézet (29) ;
• la fuite en Égypte de N-D du Traon, Plouguerneau
(29), où Joseph guide l’âne qui
porte la mère et son enfant ;
• ou encore la Présentation de Jésus au
Temple de N-D de Kerdevot, Ergué-Gabéric
(29) : toute la vie de la mère de Jésus y est
racontée en panneaux de bois sculpté et
doré du 16e siècle.
Que dire de ces scènes évangéliques qui captivent les visiteurs, touristes ou pèlerins ?
Rien, sinon inviter à les contempler, à relire les passages de la Bible qu’ils illustrent et à en nourrir notre prière. La maternité divine de Marie est si humaine ; Notre-Dame est si proche de ces parents qui eux aussi donnent la vie, souffrent ou se réjouissent, fuient parfois le danger et accompagnent la croissance de leurs enfants, souvent dans l’action de grâce, quelquefois dans l’incompréhension…
Jésus aussi a grandi : « il se fortifiait, tout rempli de sagesse et la grâce de Dieu était sur lui » (Luc 2, 40).
On le retrouve enfant, apprenant à lire avec sa mère Marie et sa grand-mère Anne (N-D de Tréguron, Gouézec (29) puis adolescent dans une peinture de retable (N-D du Grappont, Surzur (56) où figurent ses deux « familles », celle de Nazareth mais aussi le Père du ciel et l’Esprit.
Bonne entrée dans l’Avent à tous, en compagnie de Marie, de Joseph, des bergers et des mages, des croyants de tous les siècles qui attendent la venue du Sauveur !
Ces articles sont souvent extraits du bimensuel Eglise en Ille-et-vilaine... DEMANDEZ-NOUS UN N° GRATUIT !