Bien souvent, nous rencontrons la statue de Notre-Dame de Lourdes aux croisés des chemins. Comment ne pas évoquer aussi la Basilique Saint-Sauveur de Rennes où est priée Notre-Dame des Miracles, mais aussi l’église Saint-Aubin où Marie est invoquée sous le beau titre de Notre-Dame de Bonne Nouvelle ?
La béatification de Jean-Paul II nous a remis en mémoire le blason qu’il avait choisi et sur lequel le pape Benoît XVI a attiré l’attention. Au cours de son homélie, ce dimanche 1er mai, il a dit : « Karol Wojtyła, d’abord comme Évêque Auxiliaire puis comme Archevêque de Cracovie, a participé au Concile Vatican II et il savait bien que consacrer à Marie le dernier chapitre du Document sur l’Église signifiait placer la Mère du Rédempteur comme image et modèle de sainteté pour chaque chrétien et pour l’Église entière. Cette vision théologique est celle que le bienheureux Jean-Paul II a découverte quand il était jeune et qu’il a ensuite conservée et approfondie toute sa vie. C’est une vision qui est synthétisée dans l’icône biblique du Christ sur la croix ayant auprès de lui Marie, sa mère. Icône qui se trouve dans l’Évangile de Jean (19, 25-27) et qui est résumée dans les armoiries épiscopales puis papales de Karol Wojtyła : une croix d’or, un « M » en bas à droite, et la devise « Totus tuus », qui correspond à la célèbre expression de saint Louis Marie Grignion de Montfort, en laquelle Karol Wojtyła a trouvé un principe fondamental pour sa vie : « Je suis tout à toi et tout ce que j’ai est à toi. Sois mon guide en tout. Donnes moi ton coeur, O Marie » (Traité de la vraie dévotion à Marie, nn. 233 et 266). »
Benoît XVI fait donc référence à un saint de chez nous, originaire de Montfort : saint Louis Marie. Ce prêtre a compris que nous pouvions aller à Jésus par Marie. Marie, la Mère de Jésus, demeure le modèle des chrétiens qui cherchent à mieux connaître le Christ, à mieux vivre avec Lui, à mieux en témoigner. Marie, sauvée par avance par son Fils crucifié et ressuscité, est la figure lumineuse de tous ceux et de toutes celles qui se laissent purifier par la grâce de Dieu. Elle est ainsi notre Mère dans notre pèlerinage de foi, d’espérance et de charité. Comme on l’a écrit, elle est vraiment « toute mère ».
Prier Marie, c’est lui demander d’intercéder pour nous auprès de Dieu. Prier le Chapelet, c’est se mettre dans le regard de Marie qui contemple son Fils Jésus, dans chacun des épisodes de sa vie. Ces épisodes sont des « mystères » car, en chacun d’eux, le Seigneur Jésus se révèle entièrement comme Fils de Dieu et Sauveur du monde. Nous le savons, aux mystères joyeux qui concernent l’enfance de Jésus, aux mystères douloureux qui concernent sa passion et sa mort, aux mystères glorieux qui concernent sa Résurrection et l’Église, le Bienheureux Jean-Paul II a ajouté les « mystères lumineux » qui se rapportent à la vie publique de Jésus et à l’institution de l’Eucharistie.
En ce mois de mai, avec l’aide de la Vierge Marie, entrons plus avant dans la connaissance intérieure de Jésus, le Fils de Dieu fait chair, mort et ressuscité, vivant éternellement, nous présentant ainsi que le monde à son Père.