Vendredi 24 Mai 2013

Ressources

Accueil > Ressources > Archives des démarches diocésaines > Année de l'Esprit Saint

dossier publié dans Eglise en Ille et Vilaine n° 211 du 19 décembre 2011

Les premiers fruits de l'Année de l'Esprit Saint

dossier réalisé par Edith CASTEL et Yann Beguin
Le diocèse de Rennes entre dans la deuxième étape du chemin qui, en cette année consacrée à l’Esprit Saint, culminera dans la célébration de la Pentecôte au Stade de la Route de Lorient au cours de laquelle seront confirmés un grand nombre d’adultes et de jeunes. Rappel des temps et éléments forts de la première étape à travers quelques échos de ce qui s’est passé dans les paroisses et au sein des « Familles ambassadrices » et présentation de la seconde étape.

Cette année consacrée à l’Esprit Saint a été scindée en deux périodes. De septembre à décembre, les fidèles ont été invités à réfléchir en communautés – familles, paroisses, communautés religieuses. De janvier à la Pentecôte, point d’orgue de cette année, les paroisses feront des propositions de réflexion orientées vers un plus large public. Quelques échos de la première période. Depuis la rentrée pastorale de septembre qui s’est vécue au sanctuaire de Notre- Dame de la Peinière, les fidèles diocésains ont été invités à réfléchir sur la présence de l’Esprit Saint dans leur vie.

En savoir plus
JPG - 114.1 ko

À cette occasion, deux cents familles, des «  Familles ambassadrices  », ont été appelées par le curé de leurs paroisses à vivre en famille un temps de découverte de l’Esprit Saint à l’oeuvre dans leur vie. Tel était le contenu de l’appel lancé par l’archevêque de Rennes lors de la rencontre de la Peinière : « Nous vous proposons un temps pour vivre quelque chose pour vous-mêmes ». Puis dans un deuxième temps, à plusieurs familles au sein d’une paroisse ou d’un doyenné, l’accent a été mis sur le partage d’expériences et sur l’échange. Ce premier temps voulu comme un temps de ressourcement et de discernement a connu deux étapes successives. Du 11 septembre au 22 octobre, les familles et les individus ont été invités à réfléchir autour du thème : « L’Esprit Saint à l’oeuvre dans nos familles ». Puis du 22 octobre au 10 décembre, ils ont été invités à élargir leur réflexion à la communauté : « L’Esprit Saint à l’oeuvre dans nos communautés ». Le 10 décembre, le père Cantalamessa a mis le point d’orgue à cette première étape en rencontrant les Familles ambassadrices dans l’après-midi.

Veillée de prière avec le père Cantalamessa

Quelques passages forts du partage du père Cantalamessa qui ont retenu l’attention de l’auditoire par leur saveur évangélique :

  • « Si on ne peut pas évangéliser par la parole, nous pouvons être prophète dans la manière de regarder les gens parce que dans les yeux peut passer l’amour, la miséricorde, le pardon. Chers chrétiens, nous devons avoir un visage qui oblige les gens à croire en Dieu. Parce que nous avons reçu le Saint-Esprit, le Christ rayonne à travers notre regard ! […]
  • « Ce que le Saint-Esprit est le plus heureux de faire : nous faire tomber amoureux de Jésus ! Saint Paul dit : « personne ne peux dire Jésus est le Seigneur, s’il n’est pas sous l’influence du Saint-Esprit » et c’est précisément la tâche du Saint-Esprit, nous révéler le Christ comme Seigneur.
  • « Que le Saint-Esprit nous aide ce soir à faire entrer le christ dans notre vie, à tomber amoureux du Christ. […]
  • Je vous fais une confession : le Saint-Esprit, il y a 30 ans, m’a fait tomber amoureux de Jésus et je suis heureux. »
JPG - 102.7 ko
Temps d’adoration dans le prolongement de l’intervention du père Cantalamessa.

Rencontre à la paroisse St Martin du Désert

Une vingtaine de personnes appartenant à la paroisse Saint-Martin du Désert se sont retrouvées lundi 5 décembre pour une soirée de réflexion autour de la solidarité. Parmi elles, un certain nombre de bénévoles  : Secours Catholique, visites de malades et des personnes âgées en maison de retraite ou à domicile. La soirée a commencé par un temps d’écoute de la Parole de Dieu, suivi d’un temps d’échanges sur les actions et les motivations de chacun. La lecture du chapitre IV de Saint Luc, Jésus à la synagogue de Nazareth ouvre au partage. « Sommesnous des pauvres, des prisonniers, des opprimés ? Reconnaissons-nous que nous ne sommes pas toujours libres, que nous avons peur, que nous sommes faibles ? » Sachant que nous avons reçu l’Esprit Saint et tous ses dons. En deuxième partie de soirée, les participants se sont interrogés sur le moteur de leurs engagements. Plusieurs témoignages ont souligné l’amour de l’autre, le désir de s’approcher, de l’aider à s’en sortir. Même si certains pensent « qu’il n’est pas besoin d’être chrétien pour vivre cette solidarité », d’autres soulignent que « sans la foi, sans l’Esprit Saint, nous serions découragés, tentés d’abandonner ». Et tous s’accordent pour reconnaître combien il est important de porter nos frères et sœurs dans la prière et de demander pour nous aussi la force et la grâce de poursuivre la route. Et ce, même « si nous avons parfois l’impression d’être bien seuls et que l’Église ne s’intéresse pas vraiment à ce que nous faisons ».

Parallèlement aux familles, toutes les personnes impliquées dans les services des paroisses ont été invitées à réfléchir à partir de 13 fiches fournies par le diocèse autour de la place de l’Esprit Saint. L’objectif étant de faire réfléchir les acteurs pastoraux et de faire jaillir des thèmes et des idées pouvant donner lieu à des animations locales d’ici à la Pentecôte. Dernier élément, et non des moindres, de cette première étape, l’invitation à la Confirmation lancée à un large public, afin que les gens déjà engagés dans

JPG - 47.8 ko
Mgr Pierre d’Ornellas a demandé à Jean-René André, organiste de la cathédrale de Rennes et compositeur, de mettre en musique sa prière de l’Année de l’Esprit Saint. Le chant a été présenté en primeur aux Familles ambassadrices par des jeunes de l’école de chant choral du collège-lycée Saint Vincent de Rennes. Il sera appris dans les paroisses et repris le 27 mai pour la Pentecôte.

l’Église, sans avoir reçu le troisième sacrement de l’initiation, fassent un travail de réflexion sur eux-mêmes avant de partir ou de continuer la mission. C’est ce qu’a rappelé en substance Mgr d’Ornellas à la Peinière : avant de partir en mission, chacun doit commencer par se ressourcer personnellement.

La suite se vivra en paroisse

Une fois la réflexion achevée, tous ceux qui ont participé à ces temps de ressourcement et de discernement ont été invités à se mettre en relation avec leurs paroisses respectives pour partager leurs idées, leurs attentes ou leurs propositions. Car c’est au sein des paroisses que va se vivre la deuxième étape qui culminera avec la fête de la Pentecôte marquée par un grand rassemblement au Stade de la Route de Lorient et la confirmation d’un grand nombre d’adultes et de jeunes.

Des Familles Ambassadrices à Cesson-Sévigné

Mercredi 30 novembre, les 10 Familles Ambassadrices de la paroisse Sainte-Catherine de Sienne en Tizé ont rencontré la communauté paroissiale pour une veillée spirituelle et de prière au cours de laquelle elles ont fait part de leurs réflexions concernant la deuxième période : « L’Esprit Saint à l’oeuvre dans nos communautés ». Un écho de cet échange qui fut très riche. « On peut voir l’Esprit Saint souffler dans notre communauté parce qu’elle est effectivement composée comme une mosaïque byzantine : une multitude de petites pièces aux couleurs nuancées (générations, professions, milieux sociaux) qui forme une très belle image. On ressent fortement la générosité et la solidarité sur cette paroisse, de nombreuses personnes s’engagent vraiment au service de leurs frères : localement à travers le Secours Catholique par exemple, ou le soutien aux maisons de retraite ou à l’hôpital du Placis Vert, mais aussi au-delà de nos petites frontières via l’ACAT ou l’association Thorigné-Mali (même si celle-ci n’est pas confessionnelle). À chaque fois, que l’un d’entre nous soutient ainsi celui qui est dans la souffrance et dans la peine, c’est bien l’amour de Dieu qui s’exprime. Nous ne sommes qu’un canal de transmission. Et lorsque c’est nous qui sommes dans la peine ou dans le désarroi, les paroles de réconfort ou l’aide matérielle que nous pouvons recevoir de nos proches, c’est bien sûr aussi une aide de Dieu, qui nous manifeste ainsi son amour et sa sollicitude. »

Les paroisses ont toute liberté pour organiser des événements au niveau local à partir des pistes qui leur ont été fournies. Elles ont également été invitées à mettre en valeur la place de l’Esprit Saint dans les temps liturgiques qui nous séparent de la Pentecôte, par exemple en revalorisant la fête du Baptême du Seigneur (le 9 janvier), qui fait mémoire de la descente de l’Esprit Saint sur Jésus dans les eaux du Jourdain. En plus de ces événements, les communautés paroissiales auront pour mission de mettre en place la préparation à la Confirmation.

À la demande de leur archevêque, tout au long de cette année, les catholiques du diocèse sont invités «  à renouveler leur foi et leur regard pour être prêt à affronter les transformations radicales du monde actuel  ».

Haut de page - Imprimer - Mis à jour : Décembre 2011