Les gens du Voyage sont présents en France depuis le XVe siècle. Comme tout homme, toute famille, ils sont dignes de respect, de compréhension, d’amitié… Ils vivent peut-être autrement que nous… Ils sont différents dans leur relation au temps, au travail, aux traditions, à la famille, à la vie, à la mort… Toute vie humaine vaut la peine d’être vécue.
Nous les rencontrons sur les terrains, les marchés, les préparations de baptêmes, l’accompagnement dans les deuils. Nous sommes bien accueillies… attendues. Ils nous invitent parfois à prier avec eux. Nous vous partageons un extrait d’une prière de Goulou et Petite Rose, deux petites voyageuses :
« Dans nos maisons, dans nos caravanes, dans nos voitures, sur nous, on aime bien avoir une croix avec Jésus dessus. C’est pour nous rappeler que Jésus a été cloué sur la croix pour nous, pour nos péchés, pour nous sauver.
Souvent on le regarde, surtout dès qu’il y a quelque chose, on lui demande, dans notre prière, qu’il bénisse notre enfant, qu’il nous donne la joie, qu’il enlève notre peine, qu’il mette sa main sur nous… »

Prendre du temps pour les visiter est très enrichissant. Ils ont besoin d’être écoutés. Nous sommes parfois touchées par leur foi profonde exprimée avec beaucoup de simplicité et de conviction, qui amène certains à participer à des temps de formation comme l’« École de la foi ». C’est pour nous une joie de remarquer chez les gitans ce désir de découvrir la Parole de Dieu.
Après plusieurs années, des amitiés solides se nouent et nous faisons un peu partie de la famille.
S’il vous arrive de visiter des gens du Voyage, nous pourrions peut-être nous rejoindre pour agir ensemble. Ce n’est pas facile d’aimer celui qui est différent, mais dans le fond, l’est-il tant que ça ? Nous croyons que l’unité est possible entre le peuple de la route et le peuple sédentaire.
| Une pastorale
méconnue
Cette équipe d’aumônier se constitue peu à peu. Il est difficile de trouver sa place au milieu d’une communauté majoritairement évangélique, les catholiques sont peu nombreux. Les contacts les plus forts se sont noués sur le terrain sur les terrains de Bain-de-Bretagne, de Rennes, du Sel-de-Bretagne, de Tresboeuf et de Fougères où des activités sont d’ailleurs prévues pour septembre. Des projets sont en cours pour visiter d’autres terrains. |
Ces articles sont souvent extraits du bimensuel Eglise en Ille-et-vilaine... DEMANDEZ-NOUS UN N° GRATUIT !