Dans le Premier Testament, de par sa faiblesse, l’enfant est considéré comme un privilégié de l’Éternel. Ce dernier étant présenté comme le protecteur de l’orphelin et le vengeur de ses droits (Exode 22,12). Les enfants participent au culte à travers les supplications pénitentielles (Joël 2,16) et à la louange (Ps 8,2s).
Ce sont encore des enfants que Dieu choisit comme premiers bénéficiaires et messagers de la révélation : le petit Samuel qui accueille la Parole de Dieu (1 S 1-3), David, préféré à ses frères plus âgés (1 S 16,1-3), le jeune Daniel qui se montre plus sage que les anciens d’Israël (Dn 13,44-50).
Un choix qui culmine dans la prophétie de l’Emmanuel, signe de délivrance (Is 7,14).
Dans les évangiles, Jésus adopte face aux enfants une attitude qui rappelle beaucoup celle de l’Éternel dans le Premier Testament. Il bénit les enfants qui symbolisent les disciples authentiques (Mt 19,14). Il s’agit d’accueillir le Royaume de Dieu en petit enfant, c’est-à-dire dans la simplicité, et de le recevoir comme un don merveilleux de l’amour du Père.
Matthieu résume l’enseignement des évangiles en la matière : les vrais disciples sont précisément les enfants à qui le Père a révélé ce qu’il a caché aux sages et aux intelligents (Mt 11,25).