Tout enfant des hommes naît dans une famille. Parfois, c’est sa naissance même qui suscite sa famille quand, par exemple, une femme seule devient mère. Parfois, c’est l’abandon d’un enfant à sa naissance qui fait appel à une famille, qui devient vraiment la sienne. Dans la famille, se tissent les liens qui permettent à chacun de venir ici-bas, de grandir en liberté, de donner sens à sa vie, d’être accompagné dans sa maladie, sa vieillesse ou à sa dernière heure. Ces liens familiaux procurent la paix du coeur et s’épanouissent en joies indicibles.
Ainsi, la famille est vitale ! Dès lors, notre Église de Rennes, Dol et Saint-Malo, a besoin de scruter toujours plus profondément l’« Évangile de la famille » que l’Église enseigne, de se mettre davantage à l’écoute des familles pour mieux entendre leurs appels, en particulier des plus fragilisées. « Ce que j’ai écrit dans l’encyclique Redemptor hominis, écrit Jean Paul II, trouve son application originale et privilégiée d’abord dans la famille comme telle : « l’homme ne peut vivre sans amour. Il demeure pour lui-même un être incompréhensible, sa vie est privée de sens s’il ne reçoit pas la révélation de l’amour, s’il ne rencontre pas l’amour, s’il n’en fait pas l’expérience et s’il ne le fait pas sien, s’il n’y participe pas fortement ».
Quel est le lieu premier où chacun reçoit la révélation de l’amour, si ce n’est sa famille ? Comme il est beau de voir le bébé plein de joie en voyant le regard d’amour de sa Maman, ou l’enfant éclater de joie quand Papa joue avec lui et le presse dans ses bras ! Sa joie manifeste qu’il est habité par l’amour, qu’il en fait fortement l’expérience. Ceci, au début de la vie, est signe pour toute vie humaine. Or, en ce monde, même si la justice y était parfaitement exercée, les hommes auront « toujours » besoin d’amour, insiste Benoît XVI ! C’est pourquoi, les familles d’aujourd’hui sont l’espérance pour le monde !
La famille, même dans sa fragilité, est un sanctuaire où brûle la flamme de l’amour, vacillante à toute bourrasque mais toujours allumée. Sa vraie force, c’est son amour, alors que les difficultés sont peutêtre nombreuses. Un regard bienveillant, une parole sincère, un geste de pardon, un sourire accueillant raniment la flamme.
Quand l’amour, si ténu soit-il, est encouragé, l’espérance habite la famille. « L’espérance ne trompe pas car l’amour a été répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Romains 5, 5) En toute famille, l’Esprit Saint est le souffle qui rend toujours plus vive la flamme. Présence invisible et silencieuse, il se cache en celles et ceux qui, avec un coeur humble et droit, aiment ou veulent vraiment aimer. Sans Lui, l’amour ne naît pas dans les coeurs ni ne grandit ; sans Lui, l’amour ne surmonte pas les obstacles ni ne s’épanouit en joies profondes. Pour toute famille, l’Esprit Saint est un Ami.