L’adolescence est une phase de la vie humaine de transition entre l’enfance et l’âge adulte. Cette phase est marquée par des changements physiques (puberté puis fin de la croissance), et psychiques (recherche identitaire, acquisition progressive de l’autonomie).
Cette phase se traduit souvent par des relations conflictuelles avec les parents, dont l’autorité est rejetée. Elle se traduit également par la fréquentation de groupes de pairs élaborant une culture commune (musique, loisirs, sport par exemple) dans lequels l’adolescent fait parfois l’expérience de la sexualité et de substances ayant une action psychique (tabac, alcool, voire de drogues douces et dures).
C’est un concept applicable surtout aux sociétés où l’acquisition d’autonomie est tardive : scolarité longue, âge d’entrée dans la vie active tardif.
Le mot vient du verbe latin adolescere qui signifie grandir.
Les âges de l’adolescence varient selon la culture :
Le passage à l’âge adulte peut être marqué par une cérémonie formelle dans certaines cultures :
Passage obligé entre l’enfance et l’âge adulte, l’adolescence ouvre vers de larges horizons inconnus, parsemés d’embûches : affirmation de soi, choix d’une orientation professionnelle, découverte de la sexualité, etc. En même temps, elle s’accompagne du renoncement à l’enfance et d’un détachement envers les parents.
L’adolescent(e), disait Françoise Dolto, est comparable au homard qui, une fois sa coquille tombée, est obligé d’aller se cacher sous les rochers, le temps de sécréter une nouvelle coquille. Vulnérable à toute sortes de sollicitations, l’adolescent(e) tend alors parfois à compenser son manque de défense par des changements d’attitudes soudains et variés, des comportements excessifs, voire déviants.
Les tumultes de l’adolescence, associée parfois à un âge ingrat, font des ados une sorte de groupe social « à part », peut-être oublié, avec lequel les parents, mais aussi les éducateurs et la société en général, ne savent pas trop bien comment communiquer. Pourtant, cette période délicate est celle au cours de laquelle le jeune bâtit pas à pas, en trébuchant parfois, son autonomie affective et relationnelle.
L’adolescent n’est pas seul dans cette traversée incertaine. Souvent, cette période constitue une phase de profonde remise en question pour la famille toute entière. Certaines d’entre elles ne parviennent pas à trouver suffisamment de ressources internes pour l’assumer. Il peut en résulter alors de nombreuses difficultés, que la société tente d’appréhender avec toute l’attention nécessaire.
A l’adolescence, l’église propose aux jeunes le sacrement de confirmation. Comme ce mot l’indique, ce sacrement confirme la grâce reçue au baptême. La confirmation, sacrement de l’initiation chrétienne est le rite par lequel le baptisé est confirmé dans l’Esprit Saint comme membre vivant de l’Église. La confirmation rend le baptisé capable, avec l’aide l’Esprit saint, de porter témoignage de sa foi dans le monde où il vit. Dans le baptême, Dieu dit « viens » dans la confirmation, il dit « va ». Cela correspond pour l’adolescent à l’affirmation de soi, le moment ou il prend sa vie spirituelle en main.